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| | Guidance et Reliance....Anael | Ven 29 Mai - 8:11 par Exos | .
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Entretien avec ANAËL
13 mai 2009
Question : quelle est la différence entre la guidance et la télépathie ?
La guidance est différente de la télépathie. Quand tu parles de télépathie, tu évoques nécessairement un émetteur et un récepteur, tandis que la guidance évoque une reliance mais vers l'Unité, vers ta Présence consciente. La reliance et la guidance sont les deux mots les plus adaptés pour définir et comprendre ce que tu veux dire. La meilleure reliance et guidance n'est pas, même si cela est utile, dans la communication avec une autre entité, même un Ange Gardien. La meilleure guidance et reliance est celle qui vient de tes propres profondeurs comme un accord, comme une vérité ressentie profondément et qui procure encore plus un état d'alignement, de certitude, indépendamment de toute notion de jugement ou de perception intellectuelle mais qui est vraiment comme une évidence. La reliance est une évidence. Cela fait partie de l'apprentissage, de l'expérience.
Question : je ressens des tensions dans le corps, comment m'aider à m'en libérer ?
En restant sur une notion très générale qui ne t'est pas spécifique, les tensions du corps sont des tensions qui viennent, bien évidemment, d'ailleurs. L'ailleurs n'est pas un ailleurs de toi mais un plan beaucoup plus subtil. Les tensions traduisent un écart par rapport à l'alignement. Ces tensions prennent souvent leur source dans un ailleurs temporel qui ne concerne pas le temps que vous appelez « présent », le temps de l'instant. Néanmoins la nature humaine est ainsi faite que le temps passé s'imprime dans votre temps présent et bien souvent dans votre temps futur. Cela vient d'une forme d'incapacité à vous relier à votre présent et à votre Présence. Si vous vous reliez à votre présent et à votre Présence, l'influence de votre passé ne peut perturber votre présent. Ce qui vous maintien dans l'illusion de la Présence de ce temps passé n'est autre que des attachements créés par vous-même, pour des raisons qui vous sont propres mais qui ne sont jamais de bonnes raisons. La capacité à rentrer dans le présent et dans votre Présence est la clef de la disparition de vos tensions venant de votre histoire et de votre légende personnelle. Vous êtes, pour la plupart, de par ce que vous êtes et de par le monde dans lequel vous évoluez, attaché à votre légende personnelle. La légende n'est qu'une légende. Elle appartient à un temps qui n'existe plus et qui pourtant se manifeste dans votre présent. Ce qui signifie, présentement, que vous n'êtes pas totalement dans votre présent parce qu'en étant totalement dans votre présent, la Présence se révèle et ne peut occasionner de tension. Le problème est que certains de vos outils, qui ont servi à vous déplacer et à évoluer dans le monde dans lequel vous vivez, deviennent, au moment où vous vous penchez sur votre spiritualité et votre Essence, des obstacles, justement, à votre libération. Le présent est Présence. Présence à soi-même et non pas Présence à sa légende ou à son histoire, aussi joyeuse ou difficile soit-elle. L'adhésion à votre histoire ou à votre légende vous éloigne de votre présent et de votre Présence.
Question : quels sont les outils qui nous éloignent de notre présence ?
Ce ne sont pas des outils extérieurs, ce sont vos outils pour vous débrouiller dans ce monde, que vous avez créés pour avancer dans ce monde. Les outils étant conçus non pas comme extérieurs à vous mais comme intérieurs à vous-même c'est-à-dire la structure mentale, la structure émotionnelle, les fonctionnements de la dualité intérieure à votre propre Présence en cette réalité, pas des outils extérieurs. Ce que vous appelez problème, ce que vous appelez maladie, ce que vous appelez tension, sont en définitive la résultante de vos propres attachements à vos attachements. Si, par un miracle, par une expérience, vous arriviez à vivre le non attachement, toute tension, donc toute maladie disparaîtrait instantanément. La maladie n'est que la résultante du jeu de la dualité au sein même de votre dualité. La maladie peut-être de différente cause mais on n'a jamais vu, vous n'avez jamais vu, une maladie qui puisse être liée, de manière directe, au présent. Une maladie est toujours inscrite dans la trame de votre légende personnelle, à un moment donné qui n'est pas le présent. Même ce que vous appelez un accident, un hasard, n'est en fait que le fruit et une résultante de votre propre histoire. Mais vous n'êtes pas votre histoire, vous n'êtes pas vos expériences, vous êtes bien plus que cela. La limitation de l'incarnation vous fait adhérer à une croyance. Certains appellent ça une matrice, au sein de laquelle vous évoluez, à laquelle vous avez décidé d'adhérer. Dans cette matrice, vous êtes obligatoirement le résultat de l'instant passé et non pas le résultat de l'instant présent. La difficulté vient du fait, quand, ayant adhéré à cette matrice, vous avez occulté le fait que vous n'appartenez pas à cette matrice. La matrice est devenue, en quelque sorte, tellement tangible, tellement réelle au sein de votre conscience (et je vous garantis qu'elle n'existe pas, à partir d'un certain point de vue) qui vous a fait bâtir et élaborer des stratégies de plus en plus complexes, de plus en plus lourdes correspondant au poids. Vous avez confondu le poids et la voie. Le poids, la densité, la matérialité entretient un principe général constant, en votre dimension, que vous avez appelé action / réaction. Action dans un sens, entraînant systématiquement une réaction, que celle-ci soit dans le même sens ou dans un autre sens. Tant que vous fonctionnez selon ce principe, vous restez partie prenante de la matrice. Il ne suffit pas de ne plus y adhérer pour y échapper, bien sûr, sinon cela serait extrêmement simple d'en sortir. Ainsi, la maladie ne fait qu'illustrer, au sein de votre organisme créé, la réalité de cette action / réaction. La sortie de la matrice, la sortie de vos maladies, la sortie de vos tensions ne peut se réaliser qu'en acceptant que l'action / réaction n'est ni souhaitable, ni imposable, ni même une réalité. C'est bien plus qu'un changement de vision, de point de vue mais bien une révolution de la conscience signifiant que, pour sortir de cela, vous devez vous placer, de votre plein gré, en pleine conscience, sous l'influence d'une autre loi et d'un autre mécanisme de fonctionnement. Néanmoins, l'apprentissage et la répétition des expériences et de vos histoires personnelles a conduit votre conscience même à s'isoler de plus en plus au sein de la densité que vous vivez et de vous faire adhérer totalement et indéfectiblement à cette illusion.
Question : dans ce cas là, quel est l'avenir de la thérapie en général ?
Tout dépend de l'avenir que vous avez choisi à titre personnel. La thérapie, l'acte de soigner, implique nécessairement la croyance en la maladie. Sortir de la maladie est donc sortir de l'action / réaction pour rentrer sous l'influence d'un autre mécanisme de fonctionnement, échappant au piège de la matrice. Ainsi, on ne peut pas définir une évolution commune de la notion de thérapie qui n'est fonction, en définitive, que de votre propre choix. La thérapie persistera tant que persistera l'action / réaction. Elle est partie prenante de votre mode de fonctionnement sous l'influence de la dite matrice. La thérapie est donc, elle aussi, un acte d'opposition. La thérapie va donc s'opposer à la maladie. Quelque soit son mécanisme d'action, elle envisage d'effacer ou de transcender, peu importe, une notion de tension, de souffrance ou de maladie, par l'apport de quelque chose venant contrebalancer une action. Il s'agit toujours donc d'une action / réaction et donc d'un principe général causant et entretenant la dualité. Je ne veux pas dire, pour autant, qu'il faille se laisser mourir, bien évidemment, mais, néanmoins, il convient d'intégrer que la thérapie participe à l'entretien de la matrice, quelle que soit la thérapie envisagée, que celle-ci appartienne et obéisse aux lois de la densité, comme la thérapie appartenant à des domaines beaucoup plus subtils. Le résultat est toujours d'entraîner une réaction par rapport à une action. La maladie pouvant être décrite comme une action, la thérapie, elle, comme une réaction à l'action de manifester une maladie, quelle qu'elle soit, ou une tension, même dans les cas de maladies qui seraient causées par un facteur extérieur à vous. La maladie entraîne une réaction. Le plus souvent, l'humain conçoit la maladie comme un facteur de dépassement ou de transcendance. J'ai évoqué précédemment la notion d'aiguillon. Il convient de bien comprendre que tant que l'aiguillon est nécessaire pour vous faire avancer, il existera. Mais, néanmoins, la maladie demeure en permanence sous l'influence de l'action / réaction.
Question : même si cette thérapie est un rayonnement d'Amour ?
A ce moment là, ce n'est plus une thérapie. L'état d'être induit un changement de paradigme. Ce changement de paradigme peut avoir un effet que vous qualifierez facilement de thérapeutique. Néanmoins, il ne s'agit pas là d'une réaction, il s'agit d'une transcendance qui va dans le sens de la sortie de l'action / réaction. Il n'y a pas du tout le même effet de l'application de l'Amour dans la disparition d'une maladie. L'Amour impliquant une disparition hors de l'espace temps habituel (c'est-à-dire instantanée et non pas linéaire) d'une maladie, vous l'appelez un miracle. L'Amour transcende votre histoire personnelle. La grâce, à ce moment là, rend possible la guérison. Mais le but de l'Amour qui se manifeste, en cet instant de cette grâce, n'est pas la guérison. La guérison survient parce qu'elle n'a plus sa raison d'être. La maladie n'a plus sa raison d'être. Ce qui est autre chose que d'envisager l'Amour comme acte de thérapie. Parler ou envisager l'Amour ou l'Aide ou le Service comme un acte de thérapie est aussi une forme d'action / réaction. D'ailleurs, vous devez différencier de manière formelle, appelons ça un thérapeute, qui interviendrait par amour, par compassion, par sens du devoir ou par sens du service sur un autre être humain, même par des voies et des biais que je qualifierais de spirituels, comme la prière par exemple. Soit, bien évidemment, il ne se passe rien, ce qui est tout à fait possible, soit il y a une mise en route d'une forme de guérison qui suit une échelle de temps, auquel cas, il ne s'agit pas d'un miracle mais encore une fois d'une action / réaction. Seule la transcendance de la guérison dans l'instantanéité, que vous appelez miracle, devient à ce moment là, réellement, un acte d'Amour.
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